ORGUEILMALPLACE

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ORGUEILMALPLACE

# Posté le dimanche 12 avril 2009 17:38

D-Day

Fin de mois de février, début de nouvelles aventures, sous couvert d'une Marion aux yeux exaltés et avides de nouveaux paysages. Une farandole de sensations fraichement redécouvertes tambourine dans ma tête : légèreté, réalité, amitié, nouveauté, accroches et volonté.
Je crois que ça y est, enfin, j'ai réalisé. Utiliser maintenant ces deux mots comme souvenirs et aspirations, un appui dans le passé, et un plongeon vers l'avenir. J'peux désormais me permettre de dire que j'ai compris, que j'comprends ta situation, difficile, respecte ton choix, que j'assume la mienne, non moins hardue, et que je n'peux qu'attendre que le temps fasse son oeuvre.


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# Posté le dimanche 01 mars 2009 11:42

Modifié le dimanche 12 avril 2009 17:40

T'entraîner là où l'on ne voit plus rien.

Irréel. C'est le mot. Tout ça est bien trop irréel. Imprévu. Incroyable. Impensable.
De jour en jour, de nouvelles surprises, toujours plus... cinglantes, telles le jet glacé d'une douche dont la température serait mal réglée, comme par accident.
Au détour, on m'attend. Toujours.

"J'peux plus tu comprends Marion, j''en suis incapable" (Ca arrive, ouais, des fois.)

Mais je t'en pris chérie, fais comme chez toi... C'est si dommage. Du gâchis, de la bouillie, mélasse, cambouis, pétrole, intoxication.
Tout était si beau. Trop chatoyant, trop parfait, trop réconfortant.
A quand l'implosion ?!
Comment tout démêler ? Comment enfin comprendre, réaliser, accepter sans broncher ?!
Etre solide, un peu. Se hisser hors de ce putain d'océan dégueulasse. Fermer les yeux, savourer ce souffle dans mon cou, apprécier le timide soleil de cette fin de mois de février, ne plus penser, ne plus penser, ne plus penser... Et pourquoi pas, apprendre à rêver, à se souvenir, mieux aimer, s'appliquer, réaliser bordel, réaliser.
Eh, dis moi puce, pourquoi tu t'effondres comme ça ? Quoi, c'est trop dur !? Mais c'est la vie ma vieille, c'est ça c'qu'on appelle la vie. Ce long chemin tortueux, étroit, sombre et semé de crevasses. C'est ça ma jolie, c'est ça, t'es en plein dedans !
Il faut apprendre à tolérer, se modérer, se résigner. Mais est-ce bien fini ? Ne me reviendras-tu jamais, jamais, jamais ? Est-ce que t'as promis quelque part que tout était terminé ? Est-ce que tu n'aurais pas, à tout hasard, les yeux un peu clos ?
Je marche en tâtonnant, ou alors, je suis assise sur le canapé de la solitude dans un appartement trop grand avec des gens trop peu connus, trop d'ivresse et pas assez de tendresse.
Des besoins démesurés, sûrement, des exigeances aussi hautes que le point culminant de l'Everest, aussi.
Une errance sans fin, un couloir sans lumière, une existence incompréhensible, des pierres dans la gueule.
Reste plus qu'à espérer que cette douce mélodie continue à me bercer à m'envelopper lentement mais sûrement, que je conserve l'harmonie et que le fond noir s'éclaircisse petit à petit.
( D'ici le 28 avril, ce serait possible, s'il vous plaît ? )



# Posté le lundi 23 février 2009 16:47

" C'est toujours dans les yeux que les gens sont les plus tristes. "

Nouvel épisode.
Nouveaux battements, accélérés. Les jambes tremblantes, mains froides si froides et frémissantes, regard translucide et lointain.
Ne sois pas si fier, non ne sois pas si fier. Malgré cette ébauche d'autopersuasion, ce semblant de lutte pour sortir la tête de l'eau, tout n'est que château de cartes face au vent.
Un souffle suffit et malheureusement pour ma demeure fragile et instable, le vent a tourné, à nouveau.
Apprends moi, tout d'abord, comment les manipuler ces " autres ", comment être fausse et faire semblant ; avant de couvrir mon dos de crachats. Apprends moi aussi s'il te plaît, tant que t'y es, à accepter ce regard et tirer les meilleures conclusions, celles qui ont le pouvoir de te pousser en avant, de te faire courir un peu.
Oui plutôt deux fois qu'une, je veux venir voir du paysage avec toi, j'veux qu'on en visite de ces châteaux en Espagne, j'veux que tu m'apprennes la légèreté et que tu m'ouvres les yeux, que tu me souris. J'ai besoin d'air. De cet air que l'on respire en montagne, après quelques kilomètres de grimpette, de cet air qui s'engouffre, frais et fringuant dans tes poumons, que tu prends comme une grande claque dans la gueule, celui qui te fout un d'ces sourires incroyables pour au moins quelques heures. De cet air là, merci bien.
Et merde.
Ouais fillette, la culpabilité te sert le coeur. Ses doigts sont cruels et sa poigne de fer. Rien, tu n'peux rien. Pourquoi, comment réparer une faute qu'on accuse d'être irréparable ? Où trouver le courage, la ferveur et l'assiduité pour s'armer de ses plus belles armes et partir au combat ?
Faire un pas. Elle recule de deux. Faire le premier pas. Son regard me vrille.
Scruter l'horizon. Personne ne me tient la main. Personne ne m'aide à sauter, on me pousse juste un peu plus dans le grand bain. Allez ma vieille, avance, et toute seule.
(Effleurer du bout des doigts le grand frisson. Eh bah non, c'est pas pour toi.)
Ne vivre que par eux, pour eux. S'effondrer au moindre soubresaut, affronter leurs regards inquisiteurs couleur charbon, baisser la tête, s'échapper, fuir, fuir, fuir (en fond musical le cri strident de la honte et du dégoût), encore et toujours.
Quelle solution pour un abîme bleu nuit qui n'en vaut plus la peine ?
Je ne peux choisir, j'suis morte de trouille à l'idée de choisir. Le temps fera son boulot, et moi je s'rais déjà loin.Eloignement, écartèlement, harcèlement, poursuite et représailles. Tu l'as voulu hein, tu l'as voulu (je t'avais prévenu). Descend de ton piedestale, connasse, il est trop haut pour toi.

# Posté le mardi 03 février 2009 16:29

Modifié le mardi 03 février 2009 16:42